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Jean-Joseph Rabearivelo: Lire

 

Lire

Ne faites pas de bruit, ne parlez pas:
vont explorer une forêt les yeux, le cœur,
l’esprit, les songes…

Forêt secrète bien que palpable:
forêt.

Forêt bruissant de silence,
Forêt où s’est évadé l’oiseau à prendre au piège,
l’oiseau à prendre au piège qu’on fera chanter
ou qu’on fera pleurer.

À qui l’on fera chanter, à qui l’on fera pleurer
le lieu de son éclosion.

Forêt. Oiseau.
Forêt secrète, oiseau caché
dans vos mains.

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901? 1903? – 1937)
Lire (poème)

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Jean-Joseph Rabearivelo: Matin Malade (poème)

 

Matin Malade

Matin d’été, ô matin d’été,
bel et triste comme mon cœur,
tes arbres tremblent dans la clarté
en berçant mollement leur langueur.

Quel espoir de soleil virtuel,
paysage vert sans ramiers,
te nourrit de son leurre cruel
qui colore à peine tes palmiers

et te fait un frère adultérin
d’un sentiment lourd de chagrin
et plus lourd encor de soif d’azur

que du poids de l’épuisante nuit
qui m’a tendu son fruit bien mûr
mais gonflé de vénéneux ennui ?

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901?/1903? – 1937)
Matin Malade (poème)

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Jean-Joseph Rabearivelo: Été

Été

Sème, sème l’été,
sème des grains d’eau lumineux.
Plante, plante l’été,
plante des tiges d’eau frêles.
Sème, sème, plante, plante,
sème et plante dans le crépuscule.
Qui ou quoi moissonnera les épis ?
Qui ou quoi cueillera les fruits ?
Est-ce le petit oiseau brûlé de soif
venu des sylves gorgées de cours d’eau pure
celée, celée sous des ronces ?
Ou l’abeille qui est comme ivre de soleil
et qui titube au cœur des branches ?
Ou la femme-enfant qui vient de dénouer sa chevelure
et qui a lavé des effets au bord du fleuve ?
Ou bien une source, quelque part, s’est-elle tarie
au point que son jaillissement éteint regrette les fleuves ?

Mais n’est-ce pas plutôt qu’un fleuve bruissant,
ici ou là, n’arrive plus jusqu’au golfe,
et n’arrive plus à grossir la mer ?
Ou que la plantation de ceux qui sont sous la terre
devient deux fois ombre dans les ténèbres ?
Je crois, moi, que ce sont les plantes
qui brûlent d’offrir à mes yeux parfois bleus,
et brûlent d’offrir au jour frais éclos
qui fermera ses ailes au seuil de la nuit,
des épis et des fruits fécondés par l’été.

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901? 1903? – 1937)
Été (poème)

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Jean-Joseph Rabearivelo: Le poème

 

Le poème

Paroles pour chant, dis-tu, paroles pour chant,
ô langue de mes morts,
paroles pour chant, pour désigner
les idées que l’esprit a depuis longtemps conçues
et qui naissent enfin et grandissent
avec des mots pour langes –
des mots lourds encore de l’imprécision de l’alphabet,
et qui ne peuvent pas encore danser avec le vocabulaire,
n’étant pas encore aussi souples que les phrases ordonnées,
mais qui chantent déjà aux lèvres
comme un essaim de libellules bleues au bord d’un fleuve
salue le soir.

Paroles pour chant, dis-tu, paroles pour chant,
paroles pour chant, pour désigner
le frêle écho du chant intérieur
qui s’amplifie et retentit,
tentant de charmer le silence du livre
et les landes de la mémoire,
ou les rives désertes des lèvres
et l’angoisse des cœurs.

Et les paroles deviennent de plus en plus vivantes,
que tu croyais en quête du Chant ;
mais elles deviennent aussi de plus en plus fluides et ténues,
comme cette brise qui vient des palmiers lointains
pour mourir sur les cimes sourcilleuses.
Elles deviennent davantage des chants,
elles deviennent elles-mêmes – ce qu’elles ont toujours été
jusqu’ici, en vérité.
Et je voudrais changer, je voudrais rectifier
et dire :
chants en quête de paroles
pour peupler le silence du livre
et planter les landes de la mémoire,
ou pour semer des fleurs aux rives désertes des lèvres
et délivrer les cœurs,
ô langue de mes morts
qui te modules aux lèvres d’un vivant
comme les lianes qui fleurissent les tombeaux.

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901? 1903? – 1937)
Le poème (poème)

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Jean-Joseph Rabearivelo: Les trois oiseaux

 

Les trois oiseaux

L’oiseau de fer, l’oiseau d’acier,
après avoir lacéré les nuages du matin
et voulu picorer des étoiles
au-delà du jour,
descend comme à regret
dans une grotte artificielle.

L’oiseau de chair, l’oiseau de plumes
qui creuse un tunnel dans le vent
pour parvenir jusqu’à la lune qu’il a vue en rêve
dans les branches,
tombe en même temps que le soir
dans un dédale de feuillage.
Celui qui est immatériel, lui,
charme le gardien du crâne
avec son chant balbutiant,
puis ouvre des ailes résonnantes
et va pacifier l’espace
pour n’en revenir qu’une fois éternel.

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901? 1903? – 1937)
Les trois oiseaux (poème)

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Marieke Lucas Rijneveld wint de Ida Gerhardt Poëzieprijs 2020

Marieke Lucas Rijneveld wint de Ida Gerhardt Poëzieprijs 2020 voor haar bundel Fantoommerrie. De andere genomineerden waren Bart Moeyaert met Helium en Iduna Paalman: De grom uit de hond halen.

De feestelijke prijsuitreiking in Zutphen op zaterdagavond 14 maart j.l. is geannuleerd vanwege het corona-virus. Op een nader te bepalen moment krijgt Marieke Lucas Rijneveld de geldprijs van 1000 euro en een bronzen beeldje voorstellende Ida Gerhardt overhandigd.

‘Haar overrompelende debuut Kalfsvlies (2015) blijkt geen toevalstreffer’, schrijven juryleden Petra Possel en Arjan Peters in het juryrapport. ‘In lange zinnen, gulle beelden en rijke strofen, hoeft deze dichter ogenschijnlijk niet te zoeken naar woorden; zodra ze gaat schrijven, komen de woorden aan gegaloppeerd.’ Fantoommerrie (2019) zit vol dreigende en onontkoombare taal, aldus de jury. ‘Als een geluid dat steeds tussen je oren suist en maar niet weg wil gaan.’

Fantoommerrie
Auteur: Marieke Lucas Rijneveld
Taal: Nederlands
Paperback
Druk 1
Verschijningsdatum januari 2019
Afmetingen 24 x 17 x 0,5 cm
64 pagina’s
Uitgever Atlas Contact
EAN 9789025453459
NUR code 306

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Ton van Reen: Vlucht uit Montaillou. Roman

De befaamde en onsterfelijke Franse schrijver Boris Vian zit op het terras van Café La Coupole in Parijs, een plek waar schrijvers en kunstenaars graag vertoeven.

Zijn oog valt op een bericht in de krant. ‘Bij het plaatsje Montaillou heeft een beer de wolven verjaagd die het 17-jarige herderinnetje Claire Soubirous dreigden aan te vallen. De beer liet het meisje met rust.’ Boris leest het summiere bericht drie keer. Het ontroert hem. Beren zijn z’n lievelingsdieren. Ze hebben het uiterlijk van knuffels en het innerlijk van prijsvechters. Zal hij een boek kunnen schrijven met in de hoofdrol een beer? Een beer met menselijke eigenschappen, zoals kinderen hun knuffelberen zien als hun beste vriendjes en met hen praten?

Hij pakt een lijntjesschrift uit zijn tas en schroeft de dop van zijn pen. Opeens is het er weer, na lange jaren, het geluk van het schrijven. Het eerste hoofdstuk waarin de beer, die Napoleon heet, en Claire besluiten op reis te gaan naar Parijs, vloeit als vanzelf op het papier.

Aan zijn tafeltje op het terras van La Coupole schrijft Boris elke dag een hoofdstuk, vaak in het bijzijn van schrijvers en lezers. Een van hen is de schrijver Ton van Reen, een bewonderaar van het werk van Boris Vian, die een dagboek bijhoudt over de gebeurtenissen. Al vlug ontdekt men dat wat Boris schrijft ook in het echt gebeurt. De pers duikt erop. Frankrijk staat op zijn kop. De toekomst van het land vloeit uit de pen van Boris.

Quotes uit de Franse pers:
Tja, wat moet ik er van zeggen? Een roman over de liefde? Onzin natuurlijk. Maar het leest lekker weg. En dat ik een rol speel in een boek van Boris Vian? Dat streelt me wel natuurlijk.’ – Michel Houellebecq in Le magazin Houellebecq

‘Boem. Pats. Zo kennen we Boris Vian weer. IJzersterk in het absurde. En toch heel geloofwaardig, ook omdat het leven van de mens nu eenmaal ongerijmd is. Een boek waarin ik van de eerste tot de laatste letter geloof. Ontroerend is de kleine rol die facteur Ferdinand Cheval speelt in dit heerlijke verhaal, waarin ook ik op mijn plaats word gezet.’ – Jean Paul Sartre in L’Echo du Cimétière de Montmartre

‘Iedere goede roman is een dwaalspoor door het leven. Dit is zo’n roman. Een waar doolhof waar je niet uit wilt raken, een tuin vol verhalen en sprookjes. Ik zit er nog middenin.’ – Françoise ‘Tristesse’ Sagan in L’heure du Femme de Campagne

Aad Nuis schreef in de Haagsche Post: ‘Ton van Reen is een schrijver met karakter. Hij gaat zijn eigen weg, los van de wisselingen van de literaire mode. Hij schrijft graag sprookjes, waarbij de toon onverhoeds kan omslaan van Andersen op zijn charmantst in Grimm op zijn gruwelijkst.’

Vlucht uit Montaillou is zo’n sprookje.

Ton van Reen
Vlucht uit Montaillou
De reis van Claire en Napoleon naar Parijs
Boris Vian-roman
ISBN 978-90-6265-504-5
Eerste uitgave 14 juli 2019
Gebrocheerd in omslag met flappen,
438 blz.
€ 22,00

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Ton van Reen: Eigen Wijs. Nieuwe bundel Korte verhalen

Eigen Wijs bevat vijftig korte en zeer korte verhalen waarin de achtenzeventigjarige schrijver Ton van Reen terugkijkt op zijn leven en het korte pad verkent dat hem nog wacht.

Hij beseft dat de verhalen die hij vroeger hoorde van zijn in 1876 geboren grootmoeder Jaantje van Asperen, dochter van een turfschipper uit de Peel, hem hebben gevormd tot schrijver en verteller. Tijdens het kaarten aan de keukentafel riep zij de wonderen van de wereld in hem op. Daarom komt zij veel voor in deze verhalen. Net als zijn moeder, die al heel jong weduwe werd. En de vader die stierf toen Ton tien jaar oud was.

De verhalen springen op en neer, van vroeger naar nu, van het eigenzinnige meisje uit de Peel dat grootmoeder werd, van de moeder die haar eigen weg ging, van het kind dat Ton zelf was naar de grootvader die hij nu is. Samen vormen de verhalen het levenspad van de schrijver. Het zijn verhalen over een wereld die totaal is veranderd, over de jaren vijftig waarin hij in Limburg opgroeide, waarin de kerk nog absolute macht had, tot de tijd van nu, waarin diezelfde kerk een achterhoedegevecht levert. De jaren waarin de heren met de hoeden en de vrouwen met de bontjes, samen met de pastoor, in het dorp de dienst uitmaakten.

Maar er zijn ook verhalen over het avontuur van het lezen, de kunst van het vertellen en de voldoening van het schrijven, tegen de stroom in, vanaf het kleine zolderkamertje waar Ton sliep als kind en waar hij zijn schrijftafeltje had, tot op de dag van vandaag, in zijn werkplaats, de voormalige koeienstal, vol duizenden boeken.

Deze verhalen sluiten naadloos aan bij de eerdere boeken die Ton van Reen schreef over de jaren vijftig, zoals Het winterjaar, In het donkere zuiden, Thuiskomst en Roomse meisjes. Eigen Wijs past prima bij het thema van de Boekenweek 2020: ‘Rebellen en dwarsdenkers.’ Bij uitgeverij In de Knipscheer verschenen van Ton van Reen onder meer De verdwenen stad, Dochters, De Lichtverkoper en Vlucht uit Montaillou.

Ton van Reen
Eigen Wijs
Korte verhalen
Nederlands
Gebrocheerd in omslag met flappen
200 blz.
ISBN 978 90 6265 790 2
NUR 303
Eerste druk 2020
Uitgeverij In de Knipscheer

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Jean-Joseph Rabearivelo: Lilas (poème)

 

Lilas

Ce n’est pas seulement l’annonce printanière
en cette terre où l’arbre a toujours sa verdure
et dédie à l’amour fleuri de la lumière
sa cime qui résiste à la grande froidure,

ni l’union au bleu rose des crépuscules
du mauve parfumé qui jaillit de ta sève,
que m’apportent, ce soir, tes primes panicules,
ô lilas où la nuit fait retentir son rêve !

Plus encor, la saison ranime en ma mémoire
les plaisirs que j’avais sous ta frondaison noire
à deviser avec mes amis en-allés !

Et suscitée, hélas ! par ta seule venue,
ma jeunesse surgit, découronnée et nue,
de ton ombre où j’entends quels appels désolés !

Jean-Joseph Rabearivelo
(1901? 1903? – 1937)
Lilas (poème)

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The Discomfort of Evening from Marieke Lucas Rijneveld on 2020 International Booker Prize Shortlist

The International Booker Prize is awarded annually for a single book, translated into English and published in the UK or Ireland.

The vital work of translators is celebrated, with the prize money divided equally between the author and translator.

The judges of the 2020 International Booker Prize have revealed the six shortlisted books of the International Booker Prize which celebrates the finest translated fiction from around the world.

The 2020 International Booker Prize shortlist is as follows:

◊ The Enlightenment of the Greengage Tree by Shokoofeh Azar (Farsi-Iran), translated by Anonymous, published by Europa Editions

◊ The Adventures of China Iron by Gabriela Cabezón Cámara (Spanish-Argentina), translated by Iona Macintyre and Fiona Mackintosh, published by Charco Press

◊ Tyll by Daniel Kehlmann (Germany-German), translated by Ross Benjamin, published by Quercus

◊ Hurricane Season by Fernanda Melchor (Spanish-Mexico), translated by Sophie Hughes, Published by Fitzcarraldo Editions

◊ The Memory Police by Yoko Ogawa (Japanese-Japan), translated by Stephen Snyder, published by Harvill Secker

◊ The Discomfort of Evening by Marieke Lucas Rijneveld (Dutch-Netherlands), translated by Michele Hutchison, published by Faber & Faber

The shortlist was chosen by a panel of five judges, chaired by Ted Hodgkinson, Head of Literature and Spoken Word at Southbank Centre. The panel also includes: Lucie Campos, director of the Villa Gillet, France’s centre for international writing; Man Booker International Prize-winning translator and writer Jennifer Croft; Booker Prize longlisted author Valeria Luiselli and writer, poet and musician Jeet Thayil, whose novel Narcopolis was shortlisted for the Man Booker Prize in 2012.

◊ The Winner will be announced on 19 may 2020

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The Penguin Book of Oulipo: Queneau, Perec, Calvino and the Adventure of Form by Philip Terry (Editor)

Brought together for the first time, here are 100 pieces of ‘Oulipo’ writing, celebrating the literary group who revelled in maths problems, puzzles, trickery, wordplay and conundrums.

Featuring writers including Georges Perec, Raymond Queneau and Italo Calvino, it includes poems, short stories, word games and even recipes. Alongside these famous Oulipians, are ‘anticipatory’ wordsmiths who crafted language with unusual constraints and literary tricks, from Jonathan Swift to Lewis Carroll.

Philip Terry is a translator, and a writer of fiction and poetry. He has translated the work of Georges Perec, Stéphane Mallarmé and Raymond Queneau, and is the author of the novel tapestry, shortlisted for the Goldsmiths Prize.

His poetry volumes include Oulipoems, Shakespeare’s Sonnets, Dante’s Inferno (a Times Literary Supplement Book of the Year, London Review Bookshop Book of the Week, and recipient of a Society of Authors Travelling Scholarship Prize), Quennets, and Dictator, a version of the Epic of Gilgamesh in Globish.

He is currently translating  Ice Age signs from the caves at Lascaux.

• ‘Philip Terry’s collection is packed with fabulous, wide-ranging work that displays the full ingenuity, brio and originality of Oulipian ideals in action. An exhilarating feat of in-depth reading, and translating, it takes its place as the definitive anthology in English for decades to come.’ – Marina Warner

• Philip Terry’s playful selection will appeal to lovers of word games, puzzles and literary delights.

The Penguin Book of Oulipo
Queneau, Perec, Calvino and the Adventure of Form
Edited by Philip Terry
Imprint: Penguin Classics
Published: 31/10/2019
ISBN: 9780241378427
Hardcover
Length: 576 Pages
Dimensions: 240mm x 49mm x 162mm
RRP: £25.00

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The Penguin Book of Oulipo
Queneau, Perec, Calvino and the Adventure of Form
Philip Terry (Edited by)

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Les étrennes des orphelins par Arthur Rimbaud (Poème)

  

Les étrennes des orphelins

I
La chambre est pleine d’ombre ; on entend vaguement
De deux enfants le triste et doux chuchotement.
Leur front se penche, encore alourdi par le rêve,
Sous le long rideau blanc qui tremble et se soulève…
– Au dehors les oiseaux se rapprochent frileux ;
Leur aile s’engourdit sous le ton gris des cieux ;
Et la nouvelle Année, à la suite brumeuse,
Laissant traîner les plis de sa robe neigeuse,
Sourit avec des pleurs, et chante en grelottant…

II
Or les petits enfants, sous le rideau flottant,
Parlent bas comme on fait dans une nuit obscure.
Ils écoutent, pensifs, comme un lointain murmure…
Ils tressaillent souvent à la claire voix d’or
Du timbre matinal, qui frappe et frappe encor
Son refrain métallique en son globe de verre…
– Puis, la chambre est glacée… on voit traîner à terre,
Épars autour des lits, des vêtements de deuil
L’âpre bise d’hiver qui se lamente au seuil
Souffle dans le logis son haleine morose !
On sent, dans tout cela, qu’il manque quelque chose…
– Il n’est donc point de mère à ces petits enfants,
De mère au frais sourire, aux regards triomphants ?
Elle a donc oublié, le soir, seule et penchée,
D’exciter une flamme à la cendre arrachée,
D’amonceler sur eux la laine et l’édredon
Avant de les quitter en leur criant : pardon.
Elle n’a point prévu la froideur matinale,
Ni bien fermé le seuil à la bise hivernale ?…
– Le rêve maternel, c’est le tiède tapis,
C’est le nid cotonneux où les enfants tapis,
Comme de beaux oiseaux que balancent les branches,
Dorment leur doux sommeil plein de visions blanches !…
– Et là, – c’est comme un nid sans plumes, sans chaleur,
Où les petits ont froid, ne dorment pas, ont peur ;
Un nid que doit avoir glacé la bise amère…

III
Votre coeur l’a compris : – ces enfants sont sans mère.
Plus de mère au logis ! – et le père est bien loin !…
– Une vieille servante, alors, en a pris soin.
Les petits sont tout seuls en la maison glacée ;
Orphelins de quatre ans, voilà qu’en leur pensée
S’éveille, par degrés, un souvenir riant…
C’est comme un chapelet qu’on égrène en priant :
– Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s’éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux…
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher…
On entrait !… Puis alors les souhaits… en chemise,
Les baisers répétés, et la gaîté permise !

IV
Ah ! c’était si charmant, ces mots dits tant de fois !
– Mais comme il est changé, le logis d’autrefois :
Un grand feu pétillait, clair, dans la cheminée,
Toute la vieille chambre était illuminée ;
Et les reflets vermeils, sortis du grand foyer,
Sur les meubles vernis aimaient à tournoyer…
– L’armoire était sans clefs !… sans clefs, la grande armoire !
On regardait souvent sa porte brune et noire…
Sans clefs !… c’était étrange !… on rêvait bien des fois
Aux mystères dormant entre ses flancs de bois,
Et l’on croyait ouïr, au fond de la serrure
Béante, un bruit lointain, vague et joyeux murmure…
– La chambre des parents est bien vide, aujourd’hui
Aucun reflet vermeil sous la porte n’a lui ;
Il n’est point de parents, de foyer, de clefs prises :
Partant, point de baisers, point de douces surprises !
Oh ! que le jour de l’an sera triste pour eux !
– Et, tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus,
Silencieusement tombe une larme amère,
Ils murmurent : » Quand donc reviendra notre mère ? »

V
Maintenant, les petits sommeillent tristement :
Vous diriez, à les voir, qu’ils pleurent en dormant,
Tant leurs yeux sont gonflés et leur souffle pénible !
Les tout petits enfants ont le coeur si sensible !
– Mais l’ange des berceaux vient essuyer leurs yeux,
Et dans ce lourd sommeil met un rêve joyeux,
Un rêve si joyeux, que leur lèvre mi-close,
Souriante, semblait murmurer quelque chose…
– Ils rêvent que, penchés sur leur petit bras rond,
Doux geste du réveil, ils avancent le front,
Et leur vague regard tout autour d’eux se pose…
Ils se croient endormis dans un paradis rose…
Au foyer plein d’éclairs chante gaîment le feu…
Par la fenêtre on voit là-bas un beau ciel bleu ;
La nature s’éveille et de rayons s’enivre…
La terre, demi-nue, heureuse de revivre,
A des frissons de joie aux baisers du soleil…
Et dans le vieux logis tout est tiède et vermeil
Les sombres vêtements ne jonchent plus la terre,
La bise sous le seuil a fini par se taire …
On dirait qu’une fée a passé dans cela ! …
– Les enfants, tout joyeux, ont jeté deux cris… Là,
Près du lit maternel, sous un beau rayon rose,
Là, sur le grand tapis, resplendit quelque chose…
Ce sont des médaillons argentés, noirs et blancs,
De la nacre et du jais aux reflets scintillants ;
Des petits cadres noirs, des couronnes de verre,
Ayant trois mots gravés en or : » A NOTRE MÈRE ! «

Arthur Rimbaud
(1854 – 1891)
Les étrennes des orphelins
Poème

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