In this category:

Or see the index

All categories

  1. AUDIO, CINEMA, RADIO & TV
  2. DANCE
  3. DICTIONARY OF IDEAS
  4. EXHIBITION – art, art history, photos, paintings, drawings, sculpture, ready-mades, video, performing arts, collages, gallery, etc.
  5. FICTION & NON-FICTION – books, booklovers, lit. history, biography, essays, translations, short stories, columns, literature: celtic, beat, travesty, war, dada & de stijl, drugs, dead poets
  6. FLEURSDUMAL POETRY LIBRARY – classic, modern, experimental & visual & sound poetry, poetry in translation, city poets, poetry archive, pre-raphaelites, editor's choice, etc.
  7. LITERARY NEWS & EVENTS – art & literature news, in memoriam, festivals, city-poets, writers in Residence
  8. MONTAIGNE
  9. MUSEUM OF LOST CONCEPTS – invisible poetry, conceptual writing, spurensicherung
  10. MUSEUM OF NATURAL HISTORY – department of ravens & crows, birds of prey, riding a zebra
  11. MUSEUM OF PUBLIC PROTEST
  12. MUSIC
  13. PRESS & PUBLISHING
  14. REPRESSION OF WRITERS, JOURNALISTS & ARTISTS
  15. STORY ARCHIVE – olv van de veestraat, reading room, tales for fellow citizens
  16. STREET POETRY
  17. THEATRE
  18. TOMBEAU DE LA JEUNESSE – early death: writers, poets & artists who died young
  19. ULTIMATE LIBRARY – danse macabre, ex libris, grimm & co, fairy tales, art of reading, tales of mystery & imagination, sherlock holmes theatre, erotic poetry, ideal women
  20. WAR & PEACE
  21. ·




  1. Subscribe to new material:
    RSS     ATOM

Baudelaire, Charles

· Charles Baudelaire: Sisina · Charles Baudelaire: Tristesses de la lune · Charles Baudelaire: Les Yeux de Berthe · Régine Foloppe: Baudelaire et la vérité poétique · Poems About Sculpture by Robert Pinsky and Murray Dewart · “ZWARTE VENUS” – 50 GEDICHTEN UIT “LES FLEURS DU MAL” VAN CHARLES BAUDELAIRE VERTAALD DOOR PAUL CLAES · Boekuitgave HOMMAGE À BAUDELAIRE · Tentoonstelling Hommage à Baudelaire met o.a. Freda Kamphuis · Kees Godefrooij sonnet: Charles Baudelaire · Jan Gielkens: Originele editie. Baudelaire in het veilinghuis · Charles Baudelaire poésie: Spleen · Charles Baudelaire poésie: Un Fantôme

»» there is more...

Charles Baudelaire: Sisina

 

Sisina

Imaginez Diane en galant équipage,
Parcourant les forêts ou battant les halliers,
Cheveux et gorge au vent, s’enivrant de tapage,
Superbe et défiant les meilleurs cavaliers!

Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage,
Excitant à l’assaut un peuple sans souliers,
La joue et l’oeil en feu, jouant son personnage,
Et montant, sabre au poing, les royaux escaliers?

Telle la Sisina! Mais la douce guerrière
À l’âme charitable autant que meurtrière;
Son courage, affolé de poudre et de tambours,

Devant les suppliants sait mettre bas les armes,
Et son coeur, ravagé par la flamme, a toujours,
Pour qui s’en montre digne, un réservoir de larmes.

Charles Baudelaire
(1821-1867)
Sisina
(poème)

• fleursdumal.nl magazine

More in: Archive A-B, Archive A-B, Baudelaire, Baudelaire, Charles


Charles Baudelaire: Tristesses de la lune

 

Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

Charles Baudelaire
(1821-1867)
Tristesses de la lune
(poème)

• fleursdumal.nl magazine

More in: Archive A-B, Archive A-B, Baudelaire, Baudelaire, Charles


Charles Baudelaire: Les Yeux de Berthe

 

Les Yeux de Berthe

Vous pouvez mépriser les yeux les plus célèbres,
Beaux yeux de mon enfant, par où filtre et s’enfuit
Je ne sais quoi de bon, de doux comme la Nuit!
Beaux yeux, versez sur moi vos charmantes ténèbres!

Grands yeux de mon enfant, arcanes adorés,
Vous ressemblez beaucoup à ces grottes magiques
Où, derrière l’amas des ombres léthargiques,
Scintillent vaguement des trésors ignorés!

Mon enfant a des yeux obscurs, profonds et vastes,
Comme toi, Nuit immense, éclairés comme toi!
Leurs feux sont ces pensers d’Amour, mêlés de Foi,
Qui pétillent au fond, voluptueux ou chastes.

Charles Baudelaire
(1821-1867)
Les Yeux de Berthe
(poème)

• fleursdumal.nl magazine

More in: Archive A-B, Archive A-B, Baudelaire, Baudelaire, Charles


Régine Foloppe: Baudelaire et la vérité poétique

Quelle force de vérité accorder à la poésie? Apparemment aucune selon Baudelaire.

C’est pourtant lui qui assure le passage décisif vers une poésie qui remet en question ses fondements, son devenir, sa nécessité, une poésie qui exige d’être sans cesse perception à valeur existentielle.

La réflexivité poétique qui s’exerce entre apparence et tréfonds de l’homme exacerbe le poétique et le menace. Où, quand, comment et vers quoi se joue le vrai du poème ?

Pourquoi cette oeuvre pose-t-elle les enjeux de la modernité ?

Se débattant contre tout Idéal absolu, la poétique baudelairienne désire la liberté incarnée et douloureuse de l’artiste, de l’humain.

Régine Foloppe, est l’auteur de plusieurs recueils poétiques, notamment : Tributaires du vent (Le Castor Astral, prix Max-Pol Fouchet) et Famines (Belin). Elle a publié des articles et des poèmes dans des revues (PO&SIE, Eidôlon, Friches, Diérèse…). Agrégée de lettres modernes, docteure en littérature française, elle enseigne à l’Université de Montpellier.

Baudelaire et la vérité poétique
Auteur: Régine Foloppe
Editeur : Editions L’Harmattan
Collection : La philosophie en commun
19 février 2019
Format : 15,5 x 24 cm
Broché
464 pages
Langue : Français
ISBN-10: 2343157642
ISBN-13: 978-2343157641
EUR 42,00

• fleursdumal.nl magazine

More in: - Book News, - Bookstores, Archive A-B, Archive A-B, Archive E-F, Art & Literature News, Baudelaire, Baudelaire, Charles


Poems About Sculpture by Robert Pinsky and Murray Dewart

Poems About Sculpture

Foreword by Robert Pinsky & Edited by Murray Dewart

Poems About Sculpture is a unique anthology of poems from around the world and across the ages about our most enduring art form.

About Poems
About Sculpture

Sculpture has the longest memory of the arts: from the Paleolithic era, we find stone carvings and clay figures embedded with human longing. And poets have long been fascinated by the idea of eternity embodied by the monumental temples and fragmented statues of ancient civilizations. From Keats’s Grecian urn and Shelley’s “Ozymandias” to contemporary verse about Maya Lin’s Vietnam Veterans Memorial and Janet Echelman’s wind-borne hovering nets, the pieces in this collection convert the physical materials of the plastic arts—clay, wood, glass, marble, granite, bronze, and more—into lapidary lines of poetry. Whether the sculptures celebrated here commemorate love or war, objects or apparitions, forms human or divine, they have called forth evocative responses from a wide range of poets, including Homer, Ovid, Shakespeare, Baudelaire, Rilke, Dickinson, Yeats, Auden, and Plath. A compendium of dazzling examples of one art form reflecting on another, Poems About Sculpture is a treat for art lovers of all kinds.

 

 

Dare You See A Soul At The White Heat?

Dare you see a Soul at the White Heat?
Then crouch within the door—
Red—is the Fire’s common tint—
But when the vivid Ore
Has vanquished Flame’s conditions,
It quivers from the Forge
Without a color, but the light
Of unanointed Blaze.
Least Village has its Blacksmith
Whose Anvil’s even ring
Stands symbol for the finer Forge
That soundless tugs—within—
Refining these impatient Ores
With Hammer, and with Blaze
Until the Designated Light
Repudiate the Forge—

Emily Dickinson
(1830 – 1886)

 

La Beauté

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris;
J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études;

Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

Charles Baudelaire
(1821 – 1867)

 

Poems About Sculpture
Foreword by Robert Pinsky
Edited by Murray Dewart
Hardcover, 256 p.
ISBN 9781101907757
Publ. by Everyman’s Library, 2016

fleursdumal.nl magazine

More in: - Book News, Art & Literature News, Baudelaire, Charles, Dickinson, Emily, Museum of Literary Treasures, POETRY ARCHIVE, Sculpture


“ZWARTE VENUS” – 50 GEDICHTEN UIT “LES FLEURS DU MAL” VAN CHARLES BAUDELAIRE VERTAALD DOOR PAUL CLAES

zwartevenus11Zwarte Venus
Vijftig gedichten uit Les Fleurs du Mal van Charles Baudelaire

Met Les Fleurs du Mal (1857) van Charles Baudelaire blies er een nieuwe wind door de Franse poëzie. Zijn bloemen van het kwaad wasemden schoonheid en verderf uit. Voor zijn Zwarte Venus, de mulattin Jeanne Duval, trok de dichter alle erotische registers open. Thema’s als prostitutie, sadisme en fetisjisme schokten de goegemeente zozeer dat een Parijse rechtbank hem prompt veroordeelde.
Deze bloemlezing biedt de vijftig beste verzen uit de bundel. Meestervertaler Paul Claes brengt een eerbetoon aan de volmaakte versvorm, de suggestieve klankeffecten en de associatieve beeldspraak van het origineel. De uitwaaierende symboliek maakt elk gedicht volgens de criticus Lloyd James Austin ‘een raam dat uitzicht biedt op het oneindige’.
Een inleiding, een biografie en een commentaar vervolledigen deze poëtische presentatie van de grootste Franse symbolist.

Auteur: Charles Baudelaire
Vertaler: Paul Claes
Uitgeverij: Athenaeum
Paperback, 176 pagina’s
ISBN: 9789025303952
Prijs: € 17,50

fleursdumal.nl magazine

More in: - Book News, Archive A-B, Archive C-D, Art & Literature News, Les Fleurs du Mal, TRANSLATION ARCHIVE


Boekuitgave HOMMAGE À BAUDELAIRE

 Wouter van Riessen

BOEKUITGAVE HOMMAGE À BAUDELAIRE

Uitgeverij Voetnoot bestaat 25 jaar. Galerie Baudelaire bestaat 10 jaar. Oprichters Henrik Barends en Anneke Pijnappel vonden dit aanleiding genoeg om betrokken schrijvers, dichters, vertalers, fotografen en kunstenaars te vragen een hommage aan Baudelaire te maken.

Waarom een hommage aan Baudelaire? Twee motieven liggen hieraan ten grondslag. Voetnoot ging van start met de Nederlandse vertaling van de Kunstkritieken van Charles Baudelaire (1821 – 1867). In zijn kunstkritische beschouwingen stelde deze Franse dichter, schrijver en kunstcriticus de scheppende verbeelding boven het uitbeelden van de zichtbare werkelijkheid. Deze stelling vormt ook het uitgangspunt van van de fotografie die in Galerie Baudelaire wordt getoond. De verrassende bijdragen zijn bijeengebracht in de bundel Hommage à Baudelaire.

De invulling van het thema Baudelaire is vanzelfsprekend prikkelend, uitgesproken, wakkerschuddend, rauw, soms beneveld, soms juist niet, en door de totaal verschillende invalshoeken ook steeds weer boeiend.

Bijdragen: Anne van Amstel, Henrik Barends, Pierre Bergounioux, Patricia Beysens, Diana Blok, Wineke de Boer, Rommert Boonstra, Bart Brey, Marlo Broekmans, Denis Brun, Maarten van Buuren, Julien Coulommier, Kiki Coumans, Peter Day, Martijn Doolaard, Drs.P, Just Enschedé, Winfred Evers, Jan Eyskens, Paul Fleming, Lionel Fourneaux, René Franken, Philip Freriks, d’Hanis & Lachaert, Martin de Haan, Hardeman & Schilstra, Rokus Hofstede, Jos Houweling, Paul Ilegems, Evelyn Jansen, Freda Kamphuis, Hilde Keteleer, Herman Koch, Bart Koubaa, Arthur Lava, Ingeborg Leijerzapf, Dirk Leyman, Winnifred Limburg, Bart Van Loo, Guus Luijters, Sylvia Marijnissen, Eddie Marsman, Lotte Menkman, Kees Mercks, Pierre Michon, Eric Min, Cornelia Nauta, Paul & Menno de Nooijer, Laurent Olivès, Paul Overdijk, Jef Paepen, Ruudt Peters, Susanne Piët, Anneke Pijnappel, Hans van Pinxteren, Rudo Prekop, Wouter van Riessen, William Ropp, Nora De Rudder, Tineke de Ruiter, Schilte & Portielje, K. Schippers, Désirée Schyns, Carolein Smit, Vasil Stanko, Tono Stano, F. Starik, Rob Steenhorst, Jan Pieter van der Sterre, Miro Svolik, Michel Szulc Krzyzanowski, Henk Tas, Nadine Tasseel, Rob Versluys, Jan Vissers, Oscar Voch, Andrea Voigt, Barbara de Vries, Jacquie Maria Wessels, Ivo de Wijs, Lam de Wolf, John Wood, Willem van Zadelhoff, Vladimir Zidlicky, Aart van Zoest, Peter Zupnik 

Deze jubileumuitgave bevat 340 pagina’s, 20 x 15,5 cm, is geïllustreerd, is beschikbaar met vier verschillende omslagen en is niet te koop in de boekhandel. In Nederland exclusief verkrijgbaar in de boekwinkel van Bijzondere Collecties UvA, Turfmarkt 129, Amsterdam en via www.voetnootpublishers.nl. Prijs € 15.

BOEKENSALON + EXPO BARENDS & PIJNAPPEL: 19.9/30.9

Op 19 september droeg grafisch vormgever Henrik Barends (Amsterdam, 1945) zijn archief officieel over aan de Universiteit van Amsterdam, afdeling Bijzondere Collecties. Deze overdracht en het jubileum van Uitgeverij Voetnoot vormden de aanleiding tot een feestelijke boekensalon, die vergezeld gaat van een kleine expositie.  Museumcafé, Oude Turfmarkt 129, Amsterdam. Dinsdag – vrijdag van 10 – 17 uur, zaterdag – zondag van 13 – 17 uur.

GALERIE BAUDELAIRE – VLAAMSEKAAI 28/ANTWERPEN – 9.9/6.10

Groepstentoonstelling Hommage à Baudelaire met de visuele bijdragen van alle bovengenoemde fotografen en kunstenaars. Open zaterdag 14 – 18 uur en op afspraak. www.galeriebaudelaire.be

fleursdumal.nl magazine

More in: Archive A-B, Archive A-B, Baudelaire, Charles, Freda Kamphuis


Tentoonstelling Hommage à Baudelaire met o.a. Freda Kamphuis

ZONDAG 9 SEPTEMBER 2012 ANTWERPEN

(9 SEPTEMBER – 6 OKTOBER 2012)

Galerie Baudelaire,Vlaamsekaai 28

(eerste verdieping) Antwerpen, 13 – 15.30 uur

Tentoonstelling Hommage à Baudelaire

Modern antiquariaat Demian

Hendrik Conscienceplein 16-18, Antwerpen

16 – 18 uur

Boekpresentatie Hommage à Baudelaire en Voetnoot-expo

Restaurant A La Ville, Zirkstraat 37, Antwerpen, vanaf 18 uur

Groepstentoonstelling: •Patricia Beysens • Diana Blok•Rommert Boonstra • Marlo Broekmans • Denis Brun •Julien Coulommier•Peter Day • Martijn Doolaard•Winfred Evers•Jan Eyskens•Paul Fleming • Lionel Fourneaux • d’Hanis & Lachaert • Hardeman & Schilstra • Jos Houweling • Evelyn Jansen•Freda Kamphuis • Winnifred Limburg • Cornelia Nauta•Paul & Menno de Nooijer • Laurent Olivès • Paul Overdijk • Jef Paepen • Ruudt Peters • Nora De Rudder • Rudo Prekop • Wouter van Riessen•William Ropp •Schilte & Portielje • Carolein Smit•Michel Szulc Krzyzanowski • Vasil Stanko • Tono Stano • Rob Steenhorst • Miro Svolik • Henk Tas•Nadine Tasseel • Rob Versluys • Oscar Voch • Barbara de Vries • Jacquie Maria Wessels • Lam de Wolf • Vladimir Zidlicky • Peter Zupnik •

De tentoonstelling Hommage à Baudelaire zal worden geopend door Willem van Zadelhoff.

Auteurs: •Anne van Amstel •Pierre Bergounioux •Wineke de Boer •Bart Brey •Maarten van Buuren •Kiki Coumans• •Drs.P •Just Enschedé •René Franken •Philip Freriks •Martin de Haan •Rokus Hofstede •Paul Ilegems• •Hilde Keteleer •Herman Koch •Bart Koubaa •Arthur Lava •Ingeborg Leijerzapf •Dirk Leyman •Bart Van Loo• •Guus Luijters •Silvia Marijnissen •Eddie Marsman •Lotte Menkman •Kees Mercks •Pierre Michon •Eric Min•  •Susanne Piët •Hans van Pinxteren •Tineke de Ruiter •K.Schippers •Désirée Schyns •F. Starik •Jan Pieter van der Sterre •Jan Vissers •Andrea Voigt •Ivo de Wijs •John Wood •Willem van Zadelhoff •Aart van Zoest•

Presentatie: Arthur Lava. Enkele auteurs zullen voordragen. We hopen je/jullie zondag 9 september 2012 te mogen verwelkomen! Anneke Pijnappel, Henrik Barends, René Franken

OPEN: DINSDAG T/M ZATERDAG 11-18 UUR

OPEN: ZATERDAG 14-18 UUR EN OP AFSPRAAK

fleursdumal.nl magazine

More in: - Book News, Archive A-B, Archive A-B, Baudelaire, Charles, Freda Kamphuis


Kees Godefrooij sonnet: Charles Baudelaire

 

Charles Baudelaire

Op winterdagen na het stille eten
denk ik vaak met de borstel aan de vaat
van alle poëzie is hij de maat
dat zweer ik op de bloedzucht van mijn neten

hij leefde aan de oever langs de Lethe
waar vrouwen syf schonken in ruil voor zaad
als waren zij de bloemen van het kwaad
van zoete folter leek zijn geest bezeten.

Op winterdagen na een karig maal
zwoer hij de wereld af voor dure plichten
dan schreef hij verzen op een wand van staal

en kerfde zich een weg naar zijn gedichten
waarmee hij als fantoom, welhaast rectaal
de klok van onlust luidde in gestichten.


Kees Godefrooij

kempis poetry magazine

More in: Archive A-B, Archive A-B, Archive G-H, Baudelaire, Charles, Godefrooij, Kees


Jan Gielkens: Originele editie. Baudelaire in het veilinghuis

Jan Gielkens:

Originele editie

Baudelaire in het veilinghuis


Berichten over dure boeken op veilingen in de pers: meestal is het bladvulling. Zoals het stukje van net vijftig woorden in NRC Handelsblad, dat er op een veiling in Parijs op 1 december 2009 een ‘originele editie’ uit 1857 van Les Fleurs du mal van Charles Baudelaire is verkocht voor 775.000 euro.

Een ‘originele editie’? Eentje met feestmuts en een pikante foto van Carla Sarkozy? ‘Edition originale’ zal er in het persbericht van Agence France-Presse hebben gestaan: en dat is correct vertaald ‘eerste druk’. Waarom is deze eerste druk zo bijzonder is dat hij net zoveel kost als een bescheiden bankiers-bonus? De website van het in  het berichtje niet genoemde Parijse veilinghuis Gros & Delettrez geeft, eenmaal gevonden, helderheid. In een aparte Baudelaire-catalogus met 176 lots wordt lot 80 uitgebreid beschreven. Deze ‘édition originale’ van Les Fleurs du mal is opgedragen aan  Narcisse Anselle, Baudelaires vriend en latere curator, en bovendien heeft de auteur er een aantal handschriftelijke correcties in aangebracht. Een ‘gewoon’ exemplaar van deze eerste druk, die in elfhonderd exemplaren verscheen, bracht, ter vergelijking, in juni 2009 € 11.000 op bij Christie’s in Parijs.


Bij de New Yorkse Christie’s-collega’s werd op 4 december een exemplaar van Edgar Allan Poe’s bundel Tamerlane and other poems uit 1827 geveild voor omgerekend bijna € 450.000, zo meldt de teletekst van de VRT, en ook zij noemen het veilinghuis niet. Maar nu wordt in het berichtje wel aangegeven waarom dit zo’n bijzonder boek is: er waren er tot nu toe maar twaalf van bekend. Wie een mooie beschrijving van een boek wil lezen kan hier terecht, maar dat mag dan ook wel met een verwachte opbrengst waarvan het opgeld een aanzienlijk deel van het jaarsalaris van de medewerker betaalt die zich met dit boek bezighield. Deze Tamerlane is niet in vetvrij papier bewaard in een brandkast, maar gelezen, verplaatst en gebruikt. Dat heet in de beschrijving heel mooi: ‘An entirely unsophisticated copy’.


De catalogus van Christie geeft een overzicht van alle acht de voormalige eigenaren en van de huidige vindplaatsen van de overige twaalf exemplaren. De British Library heeft er een, de rest is in de Verenigde Staten, maar een van deze elf is kwijt. Er zijn waarschijnlijk maar vijftig exemplaren van Tamerlane gedrukt, en dit boek is het enige dat van de drukker-uitgever, Calvin F.S. Thomas, bekend is.

Hoe zit het eigenlijk met Nederlandse negentiende-eeuwse auteurs op veilingen? Lot 2861 van de laatste veiling van Bubb Kuyper in Haarlem, eind november 2009, bestond uit 13 boeken: het debuut van François HaverSchmidt/Piet Paaltjens in de Leidse Studenten-Almanak voor het jaar 1856, een tweede druk van Snikken en Grimlachjes uit 1871 en nog 11 boeken van en over HaverSchmidt. Opbrengst inclusief opgeld: € 260. In lot 2869 zat van J. Kneppelhout een eerste druk van de Studenten-typen uit 1841, een van De studenten en hun bijloop (1844) en nog 3 andere Klikspanen, samen voor nog geen € 140. Een net exemplaar van de beroemdste Nederlandse roman uit de negentiende eeuw, Max Havelaar, samen aangeboden met een eerste druk van Minnebrieven (1861) en Dik van der Meulens Multatuli-biografie, bracht als lot 2879 € 660 op en was het duurste negentiende-eeuwse literaire boek op de veiling.

De 176 lots van de Parijse Baudelaire-veiling hadden een totale opbrengst van 4 miljoen euro. Er zaten nog meer leuke stukken bij, zoals het opdracht-exemplaar van Baudelaires roesboek Les Paradis Artificiels. Opium et Haschisch (1860) aan, nota bene, zijn moeder, dat ongeveer de helft van Les Fleur du mal deed, en een brief uit 1845 van Baudelaire aan Narcisse Ancelle die als ‘zelfmoordbrief’ bekend staat, geschreven tweeëentwintig jaar vóór de werkelijke en alsnog vroege dood van de zesenveertigjarige Baudelaire. Deze brief bracht  € 65.000 euro op. Voor 1 procent van dit bedrag waren bij Bubb Kuyper drie brieven van Willem Frederik Hermans aan Jaap Goedegebuure te koop. Wat zou de Baudelaire-fan Hermans hiervan nou gevonden hebben?

Jan Gielkens over bibliofiele vondsten en typografische bijzonderheden

Links: http://www.gros-delettrez.com/
http://www.christies.com/

Eerder gepubliceerd op: www.teksteditie.org

fleursdumal.nl magazine

More in: - Book Stories, Baudelaire, Charles, Jan Gielkens, Les Fleurs du Mal


Charles Baudelaire poésie: Spleen

Charles Baudelaire

(1821-1867)

 

S p l e e n

 

Pluviôse, irrité contre la vie entière,

De son urne à grands flots vers un froid ténébreux

Aux pâles habitants du voisin cimetière

Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.

 

Mon chat sur le carreau cherchant une litière

Agite sans repos son corps maigre et galeux;

L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière

Avec la triste voix d’un fantôme frileux.

 

Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée

Accompagne en fausset la pendule enrhumée,

Cependant qu’en un jeu plein de sales parfums,

 

Héritage fatal d’une vieille hydropique,

Le beau valet de coeur et la dame de pique

Causent sinistrement de leurs amours défunts.

J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.

 

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,

De vers, de billets doux, de procès, de romances,

Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,

Cache moins de secrets que mon triste cerveau.

C’est une pyramide, un immense caveau,

Qui contient plus de morts que la fosse commune.

–Je suis un cimetière abhorré de la lune,

Où comme des remords se traînent de longs vers

Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.

Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,

Où gît tout un fouillis de modes surannées,

Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,

Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché.

 

Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,

Quand sous les lourds flocons des neigeuses années

L’ennui, fruit de la morne incuriosité,

Prend les proportions de l’immortalité.

–Désormais tu n’es plus, ô matière vivante!

Qu’un granit entouré d’une vague épouvante,

Assoupi dans le fond d’un Saharah brumeux!

Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,

Oublié sur la carte, et dont l’humeur farouche

Ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche.

 

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux,

Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,

Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,

S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.

Rien ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,

Ni son peuple mourant en face du balcon,

Du bouffon favori la grotesque ballade

Ne distrait plus le front de ce cruel malade;

Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,

Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,

Ne savent plus trouver d’impudique toilette

Pour tirer un souris de ce jeune squelette.

Le savant qui lui fait de l’or n’a jamais pu

De son être extirper l’élément corrompu,

Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent

Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,

Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété

Où coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.

 

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

 

Quand la terre est changée en un cachot humide,

Où l’Espérance, comme une chauve-souris,

S’en va battant les murs de son aile timide

Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

 

Quand la pluie étalant ses immenses traînées

D’une vaste prison imite les barreaux,

Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées

Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

 

Des cloches tout à coup sautent avec furie

Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

Ainsi que des esprits errants et sans patrie

Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

 

–Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,

Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,

Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


KEMP=MAG – kempis poetry magazine – magazine for art & literature

More in: Baudelaire, Charles


Charles Baudelaire poésie: Un Fantôme

Charles Baudelaire

(1821-1867)

 

UN FANTÔME

 

I   LES TÉNÈBRES


Dans les caveaux d’insondable tristesse

Où le Destin m’a déjà relégué;

Où jamais n’entre un rayon rosé et gai;

Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,


Je suis comme un peintre qu’un Dieu moqueur

Condamne à peindre, hélas! sur les ténèbres;

Où, cuisinier aux appétits funèbres,

Je fais bouillir et je mange mon coeur,


Par instants brille, et s’allonge, et s’étale

Un spectre fait de grâce et de splendeur:

A sa rêveuse allure orientale,


Quand il atteint sa totale grandeur,

Je reconnais ma belle visiteuse:

C’est Elle! sombre et pourtant lumineuse.

 

II   LE PARFUM


Lecteur, as-tu quelquefois respiré

Avec ivresse et lente gourmandise

Ce grain d’encens qui remplit une église,

Ou d’un sachet le musc invétéré?


Charme profond, magique, dont nous grise

Dans le présent le passé restauré!

Ainsi l’amant sur un corps adoré

Du souvenir cueille la fleur exquise.


De ses cheveux élastiques et lourds,

Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,

Une senteur montait, sauvage et fauve,


Et des habits, mousseline ou velours,

Tout imprégnés de sa jeunesse pure,

Se dégageait un parfum de fourrure.


 

III    LE CADRE


Comme un beau cadre ajoute à la peinture,

Bien qu’elle soit d’un pinceau très vanté,

Je ne sais quoi d’étrange et d’enchanté

En l’isolant de l’immense nature.


Ainsi bijoux, meubles, métaux, dorure,

S’adaptaient juste à sa rare beauté;

Rien n’offusquait sa parfaite clarté,

Et tout semblait lui servir de bordure.


Même on eût dit parfois qu’elle croyait

Que tout voulait l’aimer; elle noyait

Dans les baisers du satin et du linge


Son beau corps nu, plein de frissonnements,

Et, lente ou brusque, en tous ses mouvements,

Montrait la grâce enfantine du singe.

 


IV   LE PORTRAIT


La Maladie et la Mort font des cendres

De tout le feu qui pour nous flamboya.

De ces grands yeux si fervents et si tendres,

De cette bouche où mon coeur se noya,


De ces baisers puissants comme un dictame,

De ces transports plus vifs que des rayons.

Que reste-t-il? C’est affreux, ô mon âme!

Rien qu’un dessin fort pâle, aux trois crayons,


Qui, comme moi, meurt dans la solitude,

Et que le Temps, injurieux vieillard,

Chaque jour frotte avec son aile rude…


Noir assassin de la Vie et de l’Art,

Tu ne tueras jamais dans ma mémoire

Celle qui fut mon plaisir et ma gloire!


Je te donne ces vers afin que, si mon nom

Aborde heureusement aux époques lointaines

Et fait rêver un soir les cervelles humaines,

Vaisseau favorisé par un grand aquilon,


Ta mémoire, pareille aux fables incertaines,

Fatigue le lecteur ainsi qu’un tympanon,

Et par un fraternel et mystique chaînon

Reste comme pendue à mes rimes hautaines;


Etre maudit à qui de l’abîme profond

Jusqu’au plus haut du ciel rien, hors moi, ne répond;

–O toi qui, comme une ombre à la trace éphémère,


Foules d’un pied léger et d’un regard serein

Les stupides mortels qui t’ont jugée amère,

Statue aux yeux de jais, grand ange au front d’airain!

 

fleursdumal.nl magazine – magazine for art & literature

More in: Baudelaire, Charles


Older Entries »

Thank you for reading FLEURSDUMAL.NL - magazine for art & literature